SIMS 4 pirate se transforme en MineCraft

Les sécurités pour jeux vidéo existent sous des dizaines de forme. La plus intéressante à suivre est la protection qui modifie les versions pirates, dites warez, d’un jeu.

Dernier cas en date, celui de la nouvelle monture de The Sims 4 d’Electronic Arts/Origin. Alors que vous promenez votre personnage dans sa vie numérique, les parties dites « privées » du corps du personnage se pixelise quand votre SIMS se rend au toilette par exemple. La protection anti copie fait de manière a étendre les pixels au point de transformer le jeu en un immense Mincecraft moche. Du pixel-art pour contrer les contrefacteurs, plutôt amusant. La protection n’aura tenu que quelques heures. Une solution de contournement est déjà proposée pour une jeu qui perd de plus en plus son originalité et prend les joueurs pour des vaches à lait en proposant des extensions couteuses.

Ennemis immortels et grosses poules rouges

Pour se venger des pirates un éditeur de jeux vidéo attaque les copieurs en modifiant les images à l’écran ? Une idée qui n’est pas nouvelle. A l’époque de l’Amiga déjà, les BitMap Brothers truffaient leurs jeux de protections amusantes. Parmi ces protections, des ennemis immortels. L’éditeur CroTeam avait fait de même, avec des scorpions rouges, dans son jeu Serious Sam 3. Un scorpion rouge, immortel, pourrissait la vie de ceux qui pensaient que tout est gratuit, même le travail des autres (codeurs, graphistes, …). Bilan, lors d’une partie, un scorpion rouge belliqueux venait mettre une raclé cuisante à l’utilisateur malhonnête. Des protections qui sautent très vite face aux pros du crack. Elles ont aussi un mérite, faire parler d’un jeu. En 2010, le jeu Dark Souls, de l’éditeur Bandaï, faisait sortir de la nuit un chevalier Noir plutôt nerveux.

L’un des premiers cas connu de code malveillant utilisé comme protection dans un jeu vidéo reste celui mis en place dans le shoot’n up, jeu de tir, G360 de Sega. ZATAZ.COM en avait parlé, à l’époque. Une époque ou ZATAZ existait sous forme de disquette 🙂 La version Amiga était protégée de manière particulière. Les utilisateurs d’une contrefaçon de ce jeu d’avion se voyaient gratifiés d’un beau message d’erreur moqueur quelques minutes après le lancement d’une partie. Dans un autre style, le jeu GOD, toujours sur Amiga, des Bitmap Brothers, devenait fou en pleine partie. Impossible de jouer tant les ennemis tombaient du ciel.

En 2010, zataz.com vous expliquait comment les développeurs du MMORPG Yslandia avaient transformé les copieurs de leur production en poulettes numériques ! Ce MMORPG tournait sur iPhone et, bien évidement, le nombre de pirates ayant copié ce jeu sans le payer augmentaient au point d’inquiéter les serveurs de Yslandia. Une surpopulation qui, en plus de ne pas payer le travail des auteurs, coûtait de l’argent à Moving Player en exploitant la bande passante. Bilan, Moving Player avait lancé une chasse aux pirates un peu particulière ! Devant la proportion grandissante de « pirate » sur les serveurs, Moving Player a décidé de réagir en transformant tous les pirates en petites poulettes et en incitant les joueurs « légaux » à les terrasser !

Protection F.A.D.E
En 2011, ZATAZ.COM vous parlait de Codemasters. Cet éditeur de jeux vidéo avait réutilisé cette protection anti-copie dans son jeu Opération Flashpoint. Cette protection, qu’ils ont nommée F.A.D.E. altérait le jeu à un point tel que la copie devennait injouable. D’autres protections existent, elles tentent d’empêcher les originaux de fonctionner correctement comme le système anti-copie du jeu Championship manager 3 d’Eidos. A noter que ce dernier était tellement mal fichu qu’il empêchait même de jouer, sur certains ordinateurs, avec l’original. Les crackeurs auront, dans tous les cas, réussi à chaque fois à passer ces protections. ZATAZ.COM vous expliquait comment le groupe DEViANCE ira jusqu’à noter dans son piratage de Flashpoint un petit message à destination de l’éditeur : « Additional note: while we tested we found no trace of the ‘fabulous’ ‘FADE protection’ – so we can only assume for now that the press releases about it were just the usual company bullshit ». En gros comprenez que ce groupe de pirates de logiciels n’avait pas trouvé trace du F.A.D.E. dans le jeu, annonçant même un effet marketing de Codemasters. D’autres protections comme le « CD-Cops« , qui ajoute à l’exécutable du Cd Original une protection mesurant la durée en minute et seconde d’un CDrom ou encore « DiscGuard » qui ajoute une signature. Une protection tellement efficace qu’elle empêchait, par exemple, le jeu original Collin Mac Rallye de fonctionner. Codemasters avait du fournir des patchs pour annuler cette protection.

 

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