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Justice : Fermeture d’ARCHE Torrent ! Une taupe y avait fait son trou

Le 12 mars 2019, les Gendarmes du centre de lutte contre les criminalités numériques (C3N) ont mis la main sur l’administrateur du tracker Arche Torrent. Lors de sa garde à vue, il a confirmé avoir touché plus de 30 000€.

Le tracker ArcheTorrent était un espace numérique spécialisé dans la diffusion de contrefaçons numériques via des liens torrent. Ce site était accessible, via invitation,  depuis novembre 2011.

Ce « tracker »mettait a disposition de nombreux films et albums piratés. Le 12 mars 2019, les gendarmes du C3N, le centre de lutte contre les criminalités numériques, a mis fin au business de cet espace pirate regroupant plusieurs milliers d’utilisateurs (fournisseurs et copieurs).

Le 13 mars, après sa garde à vue, l’administrateur (William / Will) a écrit à ses membres afin d’indiquer la fermeture du tracker. D’après les informations que ZATAZ a pu collecter, la SACEM (Société des Auteurs, Compositeurs et Éditeurs de Musique) serait derrière la plainte.

Infiltration !

L’infiltration orchestrée par les agents assermentés de la Société des Auteurs ? Nous n’en savons pas plus pour le moment. Une taupe serait le point de départ de l’enquête. « Ils ont eu tout le temps de monter un dossier, mais j’assume la responsabilité des futurs sanctions. Dixit le courriel reçu par les membres. Vous voyez, même sous invitation, c’est dangereux. Parler de son site sur le web est encore plus dangereux. »

Remonter à l’administrateur, difficile ? Des informations le concernant se retrouvaient sur la toile en deux clics de souris (ex).

Lors de sa garde à vue, le responsable du tracker a confirmé avoir touché de l’argent 30 000€ via des espaces « dons » mis en place sur ArcheTorrent. Selon plusieurs sources, plusieurs dizaines de milliers d’euros. Le tracker a été fermé par son propriétaire.

En 2017, l’administrateur expliquait à un de ses « membres » que ne pas suivre les personnes invitées occasionnait le bannissement du parrain. A première vue, la Gendarmerie Nationale et la SACEM ont suivi à la lettre les règles d’ArcheTorrent.

ZATAZ ne sait pas si les membres, surtout les uploaders (les fournisseurs), sont dans la moulinette de la justice. Il en serait cependant étonnant du contraire.

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