Fuite corrigée pour l’application de sport Kinomap

Un cloud mal configuré aurait pu ouvrir la possibilité à des pirates de mettre la main sur des millions de fichiers appartenant à l’application de sport Kinomap.

À l’heure où le sport à domicile est de plus en plus populaire dû au COVID-19, une fuite de données vient d’être corrigée par les équipes de l’application sportive Kinomap, un service d’abonnement sportif Français. Le problème ? Mauvaise configuration d’un espace de stockage. Bilan, plus de 42 millions de fichiers pouvaient être consultés, dont des informations personnelles et comportementales affectant les abonnés du monde entier (France, Espagne, Corée du sud, …).

Parmi les informations accessibles avant la correction : identités, pays, adresse électroniques, pseudo Kinomap, sexe, temps d’exercices … C’est le vendeur de VPN vpnMentor qui a récupéré la fuite. Il a alerté Kinomap et la Commission Nationale de l’Informatique et des Libertés (CNIL).

Petit bémol ! Cette découverte s’est faite dans la plus totale illégalité au vue de la loi Française. C’est le comm’presse qui l’indique lui même : « balayage de ports pour examiner des blocs IP particuliers ; tester différents systèmes pour détecter des faiblesses ou vulnérabilités ; analysent de chaque faiblesse pour identifier d’éventuelles fuites de données […] Les chercheurs ont réussi à accéder aux données de Kinomap car elles étaient dépourvues de toute mesure de sécurité ou chiffrement » explique le communiqué de presse ! Ils ont aussi analysé les fichiers pour en extraire des preuves ! Comment peuvent-ils savoir que dans les fichiers, des données personnelles y étaient sauvegardées ?

Des méthodes interdites en France, entre autre par la Loi Godfrain.

Quand vous pensez que certains lanceurs d’alertes ont été emmerdés et condamnés pour des découvertes 10 000 fois plus propres que celle annoncée dans ce cas ! A noter qu’un grand média Français est dans le collimateur d’un concurrent de ce vendeur de VPN. 8To de données dans un cloud, contenant des milliards de lignes (logs) donnant accès à des données privées, dont des identifiants de connexion et mots de passe en clair. Je laisserai d’autres en parler.

A première vue, ces deux entreprises n’ont pas du lire le message inscrit dans le courriel envoyé par la CNIL : « Vous avez été en situation de constater licitement un défaut de sécurité, et d’alerter la CNIL, ce dont nous vous remercions. Nous vous invitons en revanche à ne pas accomplir de démarche active qui serait susceptible de vous mettre en situation de méconnaître les dispositions de l’article 323-1 du code pénal réprimant l’accès et le maintien frauduleux dans un système de traitement automatisé de données.« 

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