Des documents secrets de l’armée bolivienne piratés

Des pirates informatiques, pour dénoncer la corruption en Bolivie, piratent un site de l’armée locale et diffusent des documents sensibles.

Armee bresil lulsec

Aujourd’hui, dans le « petit » monde des pirates informatiques, quand un site a été piraté et ses données volées, deux choix s’offrent aux malveillants. Revendre ou diffuser. Je vais être honnête avec vous, dans tous les cas, si les données n’ont pu être revendues, elles sont diffusées. La finesse, façon de parler, des pirates est d’expliquer que cette diffusion a été réalisée dans le but de dénoncer les politiques, la corruption, la pollution… Bref, toutes les causes sont bonnes à prendre pour justifier le piratage.

Dernier cas en date, le site de l’armée bolivienne. Les pirates du Chilean Crew hack, membre du LulzSec, des Anonymous à la sauce « humour », se sont attaqués au site www.ejercito.mil.bo. Ils ont voulu punir la corruption qui sévit dans le pays, et plus précisément celle qui touche le sucre. J’ai pu constater dans les fichiers diffusés par les pirates, des courriers électroniques internes, des logins, des mots de passe… ainsi que de nombreuses informations sensibles appartenant à un Général de Brigade. Le site militaire a été fermé depuis l’attaque.

Concernant le Chili, ce même groupe de pirates, volait et diffusait 304,189 dossiers de citoyens chiliens après le piratage du CONADI, un service étatique en charge des prestations sociales allouées par le gouvernement local. Raisons de l’attaque : un désaccord avec les politiques (sic!). Les pauvres Chiliens sont heureux de savoir qu’aujourd’hui ils servent d’excuses à des pirates informatiques en mal de gloriole, et que leurs données ont été lâchés en pâture. Le site conadi.cl avait été modifié par le CCH. Les pirates avaient affiché la photo de la présidente Chilienne et un lien permettant de télécharger la base de données (26Mo) volée ! J’ai pu constater, aussi, que ces pirates sont aussi friands d’escroqueries, comme ils ont pu le prouver, fin janvier, avec une arnaque visant Movistar Chili.

Pendant ce temps, la même équipe s’est attaquée au Zimbabwe, à l’Éthiopie ou encore à l’Afrique du Sud. Même motifs, la corruption visant cette fois l’exploitation de l’eau. Une trentaine de sites Internet du gouvernement du Zimbabwe ont été attaqués et bloqués à coups de DDoS. Pour l’Afrique du Sud, un hébergeur mis à mal et 2 532 sites modifiés.

Poster un commentaire